Darfour, Sang et Espoir

Depuis le début du conflit en 2003, plusieurs personnes ont été tuées et d’autres déplacées, ces dernières années, plusieurs cessez-le-feu et accords de paix ont été signés mais tous ont échoué à installer une paix durable. De l’avis des observateurs, la fin des tensions entre Khartoum et N’Djamena pourrait cette fois-ci assurer la longévité de l’accord. Mais d’autres groupes rebelles, qui ont rejeté les négociations avec le gouvernement, dont le Mouvement de libération du Soudan (MLS), pourrait venir contrarier les objectifs de paix. Le président Béchir, lui, affiche son optimisme: “L’année 2010 sera l’année de l’émergence d’un nouveau Soudan, stable et pacifié, d’un Soudan uni par la volonté de son peuple.

Pour comprendre ce qui s’y passe, il faut remonter au 15e siècle. Des Arabes, venus d’Égypte, de la presqu’ile arabique et de l’ouest africain pour s’installer au Darfour alors au Soudan avec les populations noires, de tradition animiste. Convertis à l’Islam, les populations noires et arabes se sont beaucoup mélangées depuis ce temps, la distinction demeure entre arabes berger et nomades et autochtones noirs, agriculteurs et sédentaires.

Située dans l’ouest du Soudan, La province du Darfour où Les deux groupes ethniques s’y côtoient, mais dans un climat de conflits occasionnels et qui finit toujours moyennant un conseil des maires et des notables par le payement de compensation mais depuis le début des années 80c’est autrement, le conflit est devenu quasi permanent. Au cœur du conflit, l’accès à l’eau, un problème particulièrement criant parce que le Darfour vit une grande sécheresse depuis une vingtaine d’années en plus des questions de pâturage et de sur pâturages.

Ces conflits adoptés par certaines élites politiques instruites, fils de la province, et les mettre dans  leurs agendas  politiques comme un accès à la vie politique ou l’opposition darfourie n’avait pas toujours choisi les moyens pacifiques, ils sont  allés encore plus loin aux alliances étrangères pour taquiner le gouvernement de Khartoum.

En conséquence, des centaines de milliers de personnes fuient leur domicile et s’entassent dans des camps de réfugiés soudanais ou tchadiens, où ils souffrent de malnutrition.

Et le 21 octobre, le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Darfour ont entrepris, sous l’égide des Nations unies, des pourparlers de paix à Abuja, au Nigéria.

 

CHRONOLOGIE – Les dates importantes de la crise depuis 2003…

La région du Darfour, dans l’ouest du Soudan, est en proie à un conflit depuis février 2003 qui a fait près de 300.000 morts et plus de 2,2 millions de déplacés, selon l’ONU

26 fév 2003: Khartoum annonce que des rebelles ont pris le contrôle du chef-lieu de Gulu (Darfour-nord).

6 et 14 mars: Deux mouvements rebelles, le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) et le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/SLA), réclament une répartition équitable du pouvoir et des richesses.

13 fév2004 : Le Tchad, frontalier du Soudan, nie toute implication.

8 avr: Khartoum et les deux mouvements rebelles signent un accord prévoyant un cessez-le-feu qui ne sera pas respecté.

14-15 août: Arrivée des premiers soldats d’une force africaine (Amis).

31 jan 2005: Une enquête de l’Onu dénonce des crimes contre l’humanité, mais estime que Khartoum “n’a pas poursuivi une politique de génocide”.

29 mars: L’Onu approuve l’application de sanctions ciblées contre les individus reconnus coupables d’atrocités et étend au gouvernement un embargo sur les armes qui frappe déjà les rebelles.

28 avr: L’UA augmente les effectifs de sa force au Darfour.

11 juin: Création d’un Tribunal criminel spécial (TCS) qui doit, selon Khartoum, se “substituer” à la CPI.
10 mars 2006 : L’UA donne son accord de principe pour le transfert à l’Onu de sa force de paix.
5 mai: Accord de paix entre le gouvernement et la faction majoritaire du SLM. Le JEM et la faction minoritaire du SLM refusent de le parapher.

8 août: Le Tchad et le Soudan normalisent leurs relations rompues en avril. Khartoum a été accusé d’avoir soutenu des rebelles tchadiens lors d’une offensive sur N’Djamena, Pendant longtemps, les deux Etats se sont accusés mutuellement de soutenir la rébellion du pays voisin, empêchant tout progrès des discussions. La volonté du président soudanais Oumar Al-Béchir d’améliorer les relations internationales du Soudan avec la communauté internationale n’est pas étrangère.
31 août: L’ONU approuve le déploiement d’une force de plus de 20.000 hommes pour relayer la mission de l’UA (résolution 1706). Rejetée par Khartoum.

14 sept: Le président Oumar Al-Bachir réitère son attachement au maintien d’une force de l’UA
17 sept: Le Premier vice-président soudanais, Salva Kiir, se prononce pour l’envoi de Casques bleus, se démarquant du président Al-Bachir
Journée internationale de mobilisation pour l’envoi de soldats de l’ONU
31 juil: L’ONU approuve l’envoi d’une “force hybride” ONU-Union africaine (Minuad). Son déploiement rencontre toujours de nombreuses difficultés logistiques et politiques.

29 sept: Douze membres de la force africaine sont tués au Darfour dans l’attaque la plus meurtrière contre l’Amis.

31 déc: La Minuad prend le relais de la force africaine.
28 jan 2008 : Feu vert de Bruxelles à l’envoi d’une force européenne au Tchad et en Centrafrique (Eufor) afin de protéger les réfugiés soudanais du Darfour et les déplacés tchadiens et centrafricains.
10 mai: Attaque sans précédent de rebelles du JEM contre Omdurman, ville jumelle de Khartoum, repoussée par les forces régulières: plus de 220 morts. Le Soudan rompt ses relations avec le Tchad qui dément toute “implication”.
8 juil: Sept soldats de la Minuad sont tués et 22 blessés lors d’une attaque dans le nord Darfour.

Darfour, Arbre à Palabre

Le gouvernement soudanais  n’a pas cesse de tester tout accès au dialogue avec les rebelles darfouris en faveur d’une solution pacifique a la crise qui ravage la province

Soudan : un ancien chef rebelle nommé à la tête de l’autorité de la région du Darfour

Espoir de paix au Darfour

L’année 2005 est empreinte d’espoir pour le Darfour déchirée par un conflit armé. En effet, plusieurs espèrent retrouver la paix avant le début de la nouvelle année. Depuis le 15 septembre, il se tient une conférence à ce propos, à Abuja, au Nigeria, sous l’auspice de l’Union africaine. Y sont réunis : le gouvernement soudanais établis à Khartoum et les groupes rebelles du Darfour.
Le conflit a débuté lorsque des groupes rebelles ont pris les armes contre le pouvoir de Khartoum. L’un des deux groupes rebelles est le Mouvement de libération du Soudan (MLS) qui réclame une meilleure répartition des richesses, notamment un accès aux revenus pétroliers, duquel le peuple est exclus depuis que le gouvernement a rapatrié cette région dans la juridiction du nord du Soudan. Le deuxième groupe rebelle prenant part au conflit est le Mouvement justice et égalité (MJE). Cette formation combat pour accroître son rôle au sein d’un gouvernement auquel elle a déjà appartenu. Nouvelle étape de négociation portera sur le partage du pouvoir, le partage des richesses et, bien entendu, sur un accord de paix afin de stabiliser la situation du pays. Il existe déjà un accord de cessez-le-feu.

Il a signé, au nom de sa faction de l’ALS, un accord de paix avec le gouvernement de Khartoum en mai 2006. Cependant, les hostilités ont continué au Darfour et la faction de Minnawi s’est mise à combattre d’autres factions de l’ALS. Par exemple, en juillet 2006, des combats ont eu lieu dans la région de Korma, au Nord Darfour, occasionnant de nombreuses victimes. En contrepartie de la signature de l’accord de paix, Minnawi fut nommé à la tête de la Transitional Darfur Regional Authority, Autorité Régionale Transitoire du Darfour ARTD, devenant le représentant le plus haut placé de l’État soudanais au Darfour. Il fut également nommé « numéro quatre » du gouvernement soudanais, en tant que haut Assistant du Président Omar Al-Bachir.

Dès septembre 2006, Minnawi exprimait déjà son opinion dissidente au sein du gouvernement soudanais lorsqu’il déclara qu’il n’était pas opposé au déploiement d’une force de maintien de la paix des Nations unies au Darfour, telle que décrite dans la Résolution 1706 du Conseil de sécurité.

Khartoum accepte le déploiement d’une “force hybride” au Darfour

2007/ Le gouvernement soudanais a accepté, mardi 12 juin, le déploiement d’une “force hybride” regroupant des casques bleus de l’ONU et des militaires de l’Union africaine (UA) dans la province du Darfour, selon un communiqué UA-ONU-Soudan publié à l’issue de consultations entre les trois parties.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Gui-moon, s’est réjoui de cet accord, qui devrait contribuer considérablement à la stabilisation de la situation au Darfour autant au niveau politique, humanitaire que sécuritaire, a indiqué son porte-parole.

Selon Sad Djinnit, commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, cette force sera dotée de 17 000 à 19 000 hommes. L’UA et les Nations unies ont proposé deux formules : soit 17 605 soldats qui seront épaulés par des unités de réaction rapide, soit 19 555 soldats (sans dispositif de réaction rapide). M. Djinnit a engagé le Conseil de sécurité de l’ONU à autoriser sans retard son déploiement.

Plusieurs questions faisaient obstacle à un accord : le commandement des troupes, la définition des zones de déploiement de la force UA-ONU, les conditions d’engagement et la provenance des troupes. Elles semblent avoir été réglées : Nous sommes convenus qu’il fallait donner la priorité à des troupes venant d’Afrique, a indiqué le chef de la délégation soudanaise, Moutrif Siddig. S’il n’y a pas assez d’apports africains, on pourra faire venir des troupes d’autres provenances”.”Les structures de commandement et de contrôle doivent dépendre de l’UA avec un appui des Nations unies, a-t-il également souligné.

L’accord, dont certains points n’ont pas été précisés, prévoit un cessez-le-feu global ainsi qu’un processus politique interne au Darfour.

 

2009/Signature d’un accord de paix fragile sur le Darfour

Il ne s’agit pour l’instant que d’un préaccord, mais il soulève un très léger espoir. Mardi, le gouvernement soudanais et Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) ont annoncé la signature au Qatar d’une lettre d’intention en vue de mettre un terme à la guerre qui broie le Darfour depuis bientôt six ans.

Le texte, négocié par Khalil Ibrahim, le chef du JEM, le groupe rebelle le plus puissant et le plus actif du conflit, et l’assistant présidentiel Dr. Nafie Ali Nafie, reste encore flou. Il comprendrait des promesses pour la fin des combats, des mesures pour aider les réfugiés et des libérations mutuelles de prisonniers, un point sur lequel les pourparlers achoppaient depuis ce temps-là.

Le document est néanmoins «un tournant important» aux yeux du premier ministre qatari, Cheikh Hamad Ben Djebre Al-Thani. C’est aussi une petite victoire pour la diplomatie française représentée par Issa Marault responsable du Dossier du Darfour au ministère français des affaires étrangères, ex- chargé d’affaire de l’ambassade de France à Khartoum, à l’origine de cette médiation Selon les Qataris, une conférence de paix pourrait maintenant se tenir dans les semaines à venir. Mais l’ouverture de ce second tour de négociations, affirme un diplomate, reste encore largement en suspens.

: « Les portes du dialogue sont toujours ouvertes » Al-Bachir dit-il

Le président, Oumar Al-Bachir, et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), principal groupe rebelle du Darfour, ont signé un accord de cessez-le-feu. Des pourparlers de paix devraient être lancés sous peu. Une évolution notamment permise par la normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan.

Darfour se prend à rêver de la paix. A l’origine de ce regain d’espoir, la signature d’un accord de cessez-le-feu entre le Soudan et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le principal groupe rebelle de la région. Un cessez-le-feu est entré en vigueur. Un accord-cadre, censé préparer de futurs pourparlers de paix, a également été signé entre les deux parties. Ceux-ci doivent s’ouvrir d’ici au 15 mars et porteront notamment sur le partage des richesses et une représentation politique des rebelles.

Le président Al-Bachir, et le chef du JEM, Khalil Ibrahim, ont paraphé les textes lors d’une cérémonie organisée à Doha, au Qatar, médiateur dans ce conflit. L’émir du Qatar, le cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, était d’ailleurs présent, ainsi que les présidents tchadiens Idriss Deby et érythréen Issaias Afeworki. La présence du Tchadien témoigne de la normalisation des relations soudano-tchadiennes. Celle-ci a d’ailleurs permis l’avancée des négociations de paix. Et finalement, en mai 2011, il signait un accord avec la faction d’Abd el Wahid Nour de l’ALS, dont l’objectif annoncé est d’unir les forces des deux mouvements afin de combattre le gouvernement soudanais. Le président Oumar Al-Bachir a pris cette décision conformément à l’Accord de paix du Darfour signé à Doha au Qatar le 14 juillet entre le gouvernement et le mouvement darfouri pour la libération et la Justice MLJ.

El-Sissi, leader du Parti Umma (Nation) national, était un gouverneur de la région du Darfour avant le 30 juin 1989.

 «Le fait qu’ils aient accepté de discuter est un point positif. Mais de là à dire que la paix est à portée de main, il y a un pas», insiste Roland Marchal, chercheur au CNRS.

Pour que la conférence de paix fonctionne, il faudra persuader de nombreux acteurs de rejoindre la table. Des puissances influentes, comme l’Égypte ou l’Arabie saoudite, mais aussi les autres rebellions du Darfour sont pour l’instant absentes des débats.

Car, en choisissant d’ouvrir des négociations avec le seul JEM, un groupe proche des islamistes et composé essentiellement de troupes de l’ethnie Zaghawa, le gouvernement soudanais a laissé de côté de nombreuses autres factions. À commencer par la branche de l’Armée de libération du Soudan (SLA) d’Abdel Wahid, un rebelle d’origine Four, la tribu la plus nombreuse du Darfour. L’homme, réfugié en France, ne représente qu’une puissance militaire limitée, il a refusé de rejoindre Doha, en dépit des efforts des diplomates français. Les ONG redoutent que la signature entraîne de nouvelles divisions au sein des rébellions du Darfour et des tensions entre les différents groupes ethniques.

De son côté, le JEM cherche à redresser son image de marque. L’intransigeance du mouvement et sa proximité avec les islamistes ont en effet fini par inquiéter les chancelleries occidentales. Alors que la nouvelle Administration américaine n’a toujours pas dévoilé sa doctrine vis-à-vis du conflit soudanais, le JEM avait besoin de rassurer.

El-Sissi prend l’initiative

Mars 2010

Le gouvernement soudanais et une faction rebelle du Darfour, le Mouvement pour la libération et la justice (MLJ), ont signé à Doha un accord-cadre de paix alors que les négociations de Khartoum avec le principal groupe rebelle semblent piétiner.

L’accord, qui prévoit un cessez-le-feu de trois mois et des négociations de paix, a été paraphé par Ghazi Salaheddine, un conseiller du président Oumar Al-Bachir, et le chef du MLJ, El-Tidjani El-Sissi.  “C’est un pas important sur la voie d’une relance des efforts de paix au Darfour”, a déclaré le vice-président du Soudan Ali Osman Mohammed Taha.

Nous soulignons l’engagement du gouvernement du Soudan à aller de l’avant dans les négociations, après la signature de cet accord-cadre“, a-t-il ajouté.

Cet accord intervient trois semaines après celui conclu le 23 février à Doha entre Khartoum et l’important groupe rebelle du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), qui prévoyait un cessez-le-feu et un accord définitif de paix à la date du 15 mars. Mais ce délai est passé sans la signature d’un tel accord. Les autorités soudanaises ont arrêté mercredi 15 membres du JEM après les avoir libérés dans la foulée de l’accord de Doha, salué alors par la communauté internationale comme un pas important vers la paix au Darfour. Le Premier ministre qatari, cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, a souhaité “des résultats rapides” dans les négociations de Khartoum avec les groupes rebelles, tout en admettant qu'”il reste beaucoup à faire” pour parvenir à la paix au Darfour.

Cheikh Hamad, qui s’est adressé à la presse après la cérémonie de signature, a réaffirmé que le Qatar serait “parmi les plus grands contributeurs à un fonds de développement du Darfour” qui, selon lui, sera doté de deux milliards de dollars et fera l’objet d’une réunion des donateurs le 21 mars au Caire.  “Nous invitons les mouvements et les factions (rebelles), y compris le JEM, à des négociations sérieuses et sincères pour sceller un accord final”, a déclaré le vice-président soudanais. Mais le négociateur en chef du JEM Ahmed Tugud Lissan a critiqué le nouvel accord qui, a-t-il dit, va “approfondir les blessures au Darfour”.  “Nous n’avons pas encore annoncé officiellement notre retrait (des négociations de paix), mais cette question est au centre de contacts avec les médiateurs“, a averti M. Lissan, dont le groupe ne reconnaît pas le MLJ. Le MLJ est né d’une fusion récente de cinq petites factions rebelles du Darfour, qui compte une kyrielle de mouvements et de groupuscules qui ont pris les armes contre le gouvernement. Un important groupe rebelle, l’Armée de libération du Soudan d’Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid), refuse toujours de se joindre au processus de paix.

Le gouvernement soudanais et plusieurs groupes de rebelles du Darfour ont signé jeudi un cessez-le-feu, ouvrant la voie à des négociations politiques en vue d’un accord de paix définitif.
Le représentant du gouvernement, chef de la délégation soudanaise, Dr. Ghazi Salah Eddin Atabani, et le leader des rebelles Dr. El-Tijdani El-Sissi ont signé l’accord à Doha, au Qatar. Le mouvement pour la Justice et la Liberté regroupe plusieurs petits groupes de rebelles qui se sont récemment unis pour négocier avec le gouvernement. Le mois dernier, le gouvernement avait signé une trêve similaire, également à Doha, avec le principal groupe rebelle, le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (JEM). Le gouvernement avait alors refusé la demande du JEM pour que d’autres groupes rebelles les rejoignent. L’accord sur un cessez-le-feu et des négociations de paix a été paraphé par le conseiller du président soudanais Dr. Ghazi Atabani, et le chef du MLJ, Dr. El-Tijani El-Sissi.
C’est un pas important sur la voie d’une relance des efforts de paix au Darfour“, a déclaré le vice-président soudanais Ali Osman Mohammed Taha, présent à la cérémonie de signature de l’accord, parrainé par le Qatar.”Nous soulignons l’engagement du gouvernement du Soudan à aller de l’avant dans les négociations, après la signature de cet accord-cadre“, a-t-il ajouté.
Cet accord intervient trois semaines après celui conclu entre Khartoum et l’important groupe rebelle du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), qui prévoyait un cessez-le-feu et un accord définitif de paix à la date du 15 mars. Mais ce délai est passé sans la signature d’un tel accord. Les autorités soudanaises ont arrêté mercredi 15 membres du JEM après les avoir libérés dans la foulée de l’accord de Doha. L’accord-cadre entre Khartoum et le JEM avait été salué par la communauté internationale comme un pas important vers la paix au Darfour.Le MLJ est, lui, né d’une fusion récente de cinq petites factions rebelles du Darfour, qui compte une kyrielle de mouvements et de groupuscules qui ont pris les armes contre le gouvernement.
Un important groupe rebelle, l’Armée de libération du Soudan d’Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid), refuse toujours de se joindre au processus de paix.
El-Sissi remplace ainsi Minni Arko Minnawi, ancien président de l’Armée de libération du Soudan, qui s’est retiré de l’accord de paix d’Abuja et a rejoint les rebelles, d’après un décret républicain du président Al-Béchir.

Le président Oumar Al-Bachir a désigné Al-Tigani El-Sissi, chef du Mouvement pour la libération et la justice du Darfour (LJM) comme président de l’Autorité de transition de la région du Darfour (TDRA).

 

 

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